Challenge RH

INDEPENDANTS

Connaissez-vous votre régime social ?

CONTACTEZ-NOUS POUR OPTIMISER VOTRE PROTECTION !

Arrêt de travail ?

Savez-vous comment fonctionne le financement des conséquences pour vous-même d’un arrêt de travail temporaire ?

Quel montant percevrez-vous ?

Si vous devez vous arrêter de travailler temporairement suite à un accident ou une maladie, quel montant devrait vous verser votre régime obligatoire ?

Eléments de réponse

Le calcul de vos indemnités journalières ne se fait pas sur la base de vos revenus réels. 

Le décalage peut vous faire perdre beaucoup d’argent en cas d’arrêt. 

Les indemnités journalières que vous percevrez sont plafonnées. 

Cela veut dire que si vous cotisez bien à titre obligatoire au-dessus du plafond, vous n’aurez pour autant pas de prestations. 

En d’autres termes, vous n’êtes pas convenablement garantis.

Eléments de réponse

En fonction de la nature de votre arrêt, vous n’êtes pas certain d’être indemnisés durant 3 ans. 

Spécificité pour les créateurs ! 

La première année, vous cotisez mais vous n’avez pas le droit aux indemnités journalières. 

Il est donc essentiel de vous garantir pour la totalité du risque.

Pense-bête pour la rentrée : les nouvelles obligations à ne pas oublier !

Bonus malus sur les cotisations patronales chômage

• Application d’un bonus malus sur la contribution chômage pour les employeurs d’au moins 11 salariés relevant de certains secteurs fixés par un arrêté du 30 juin 2021.


• En 2022, application aux périodes d’emploi  entre le 1er septembre 2022 et le 31 août 2023


• Modalités de calcul prévues par arrêté du 21 juin 2022, JO du 26 juin


• En août 2022, un arrêté publiera les taux de séparation médians par secteur


• Notification du taux modulé applicable à l’entreprise adressée en juillet 2022 par l’Urssaf  

1er septembre 2022

Règlement intérieur : clause sur le lanceur d’alerte

Insertion d’une clause précisant l’existence du dispositif de protection des lanceurs d’alerte

1er septembre 2022

 

Index femmes hommes

• Obligation de publier sur le site internet de l’entreprise les écarts de représentation entre les femmes et les hommes dans les postes de direction des grandes entreprises 


• Publication des objectifs de progression pour les entreprises ayant obtenu, en 2022, au titre de l’année 2021, un niveau de résultat inférieur au seuil de 85 points

1er septembre 2022 pour la publication des écarts de représentation de l’année 2021

Protection renforcée des lanceurs d’alerte• L. n° 2022-401, 21 mars 2022


• Attente de décrets

Application des nouvelles règles de protection du lanceur d’alerte

1er septembre 2022

BENVIVO
La bienveillance dans tous ses états !
Un sommet pour faire bouger les lignes

Le premier sommet biannuel de l'association BENVIVO se tiendra le 28 juin 2022 et s’articulera autour de l’Economie, l’Ecologie, la Société et la Santé. 

900 participants sont attendus en présentiel en juin 2022 à Pau et bien plus en distanciel via un streaming. 

Pourquoi ? Pour progresser ensemble ! Pour que notre bienveillance, petits pas par petits pas, petits endroits par petits endroits, amène à une vraie réflexion et à une prise de conscience collective sur nos valeurs, lesquelles guideront nos choix futurs en matière d’écologie, de santé, d’économie et de société. 

Pour qui ? En présentiel, il s’adresse principalement aux managers, dirigeants d’aujourd’hui et de demain, à tous les acteurs économiques qui aspirent à un leadership éclairé. 

En distanciel, il veut également toucher les étudiants, les collaborateurs, toute personne souhaitant évoluer et s’enrichir humainement et intellectuellement. 

Le programme ? La participation d’une soixantaine d’intervenants lors de conférences, d’ateliers et de débats Une agora avec plusieurs expositions photographiques Un espace d’innovations bienveillantes et un arbre à message Un déjeuner et deux pauses Une soirée de clôture inoubliable.

« Agissons de telle sorte que nos générations d’aujourd’hui permettent aux générations de demain d’être bienveillantes et plus altruistes dans leur gouvernance afin de décider, quelle que soit leur position, des actions qui iront dans le sens d’une meilleure protection de la nature et d’un plus grand respect de l’humain. » Didier Chauffaille, Président et Fondateur de Benvivo

 https://www.benvivo.fr/

Le DUER soumis à de nouvelles règles 
La loi « prévention santé au travail » du 2 août 2021 renvoyait à un décret le soin de fixer les nouvelles règles concernant le document unique d'évaluation des risques. Celui-ci est enfin publié.

La loi du 2 août 2021 a fixé de nouvelles règles concernant le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER ou DUERP), et a, notamment, instauré une obligation de conservation à la charge de l’employeur. 
Le décret 2022-935 du 18 mars 2022, entrant en vigueur le 31 mars prochain, précise les règles d'élaboration, de mise à jour, de conservation et de mise à disposition de ce document. 
Remarque : le décret prévoit également des adaptations formelles, sans impact sur le fond. Ainsi, certains articles réglementaires sont modifiés pour tenir compte de la disparition des CHSCT, dont les attributions ont été transférées au CSE (C. trav. art. R 4121-2, 2° et R 4121-3 modifiés), des nouvelles appellations concernant les SST (désormais services de prévention et de santé au travail) ou l’inspection du travail (C. trav. art. R 4121-4 modifié). 
Par ailleurs, est repris à l’article R 4412-6 du Code du travail l’obligation de l’employeur, pour l’évaluation des risques, de prendre en compte, en cas d’exposition simultanée ou successive à plusieurs agents chimiques, les effets combinés de l’ensemble de ces agents, qui était jusqu’alors prévue à l’alinéa 2 de l’article R 4412-7 du Code du travail, qui est supprimé en conséquence. 
Concernant sa mise à jour, le décret précise que le DUER doit être mis à jour au moins chaque année dans les entreprises d’au moins 11 salariés (C. trav. art. R 4121-2, 1° modifié). 
Remarque : à noter que depuis la loi 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives, le dernier alinéa de l’article L 4121-3 du Code du travail prévoit que la mise à jour du DUER peut être moins fréquente dans les entreprises de moins de 11 salariés, sous réserve que soit garanti un niveau équivalent de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État. Ce décret n’est jamais paru. Le texte indique que la mise à jour du DUER doit être réalisée lorsqu'une information supplémentaire intéressant l'évaluation d'un risque est portée à la connaissance de l’employeur, la précédente rédaction disposant que la mise à jour s’effectuait lorsqu’une information « dans une unité de travail » était « recueillie » (C. trav. art. R 4121-2, 3° modifié). 
Aux termes de la loi du 2 août 2021, les résultats de l'évaluation des risques doivent déboucher sur un programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail (entreprises d’au moins 50 salariés) ou sur la définition d'actions de prévention des risques et de protection des salariés (entreprises de moins de 50 salariés). 
Le décret précise que la mise à jour de ce programme annuel de prévention ou de la liste des actions de prévention est effectuée à chaque mise à jour du DUER, si nécessaire (C. trav. art. R. 4121-2 modifié).

 Concernant sa conservation et sa mise à disposition La loi du 2 août 2021 a instauré une obligation de conservation du DUER, afin notamment d'assurer la traçabilité collective des expositions aux risques. Celui-ci, dans ses versions successives, doit ainsi être conservé par l'employeur et tenu à la disposition des travailleurs, des anciens travailleurs ainsi que de toute personne ou instance pouvant justifier d'un intérêt à y avoir accès. La loi prévoit une durée de conservation ne pouvant pas être inférieure à 40 ans (C. trav. art. L 4121-3-1, V-A). 
Le décret retient le plafond prévu par la loi : le DUER et ses versions antérieures doivent être tenus, pendant une durée de 40 ans à compter de leur élaboration, à disposition des intéressés. Il précise, concernant les travailleurs et les anciens travailleurs, que seules les versions du DUER en vigueur durant leur période d'activité dans l'entreprise sont à leur disposition, et que la communication des versions antérieures à celle en vigueur à la date de la demande peut être limitée aux seuls éléments afférents à l'activité du demandeur. Les travailleurs et anciens travailleurs peuvent communiquer les éléments mis à leur disposition aux professionnels de santé en charge de leur suivi médical (C. trav. art. R 4121-4 modifié). La loi du 2 août 2021 prévoit que le DUER et ses mises à jour doivent faire l’objet d’un dépôt dématérialisé à compter du 1er juillet 2023, pour les entreprises d’au moins 150 salariés, et à compter de dates fixées par décret (à paraître), en fonction des effectifs des entreprises, et au plus tard à compter du 1er juillet 2024, pour les autres entreprises (C. trav. art. L 4121-3-1, V, B). Le décret du 18 mars 2022 prévoit que, jusqu'à l'entrée en vigueur de cette obligation, l'employeur doit conserver les versions successives du document unique au sein de l'entreprise sous la forme d'un document papier ou dématérialisé (C. trav. art. R 4121-4 modifié). Ces dispositions s'appliquent uniquement aux versions du DUER en vigueur au 31 mars 2022 ou postérieures à cette date (Décret art. 2, II). 
Le tableau ci-après récapitule les règles applicables au DUER, avant et après l’intervention de la loi du 2 août 2021 et du décret du 18 mars 2022. Avant Après Définition réglementaire du contenu du DUER (C. trav. art. R 4121-1) Idem mais en outre définition légale (C. trav. art. L 4121-3-1, I et II) Pas de précision sur les acteurs participant à l’élaboration du DUER Doivent participer à l'évaluation du DUER : dans le cadre du dialogue social, le CSE et la commission santé, sécurité et conditions de travail, s'ils existent ; le ou les salariés compétents en matière de santé et de sécurité, s'ils ont été désignés ; le service de prévention et de santé au travail auquel l'employeur adhère (C. trav. art. L 4121-3) Pas de précision sur la consultation des IRP CSE consulté sur le DUER et ses mises à jour (C. trav. art. L 4121-3, 1°) DUER tenu à la disposition du SPST (C. trav. art. R 4121-4, 3°) Idem + Transmission au SPST à chaque mise à jour (C. trav. art. L 4121-3-1, VI) DUER également tenu à la disposition des travailleurs, du CSE, , de l’inspection du travail, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale, des agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail et des inspecteurs de la radioprotection Concernant les travailleurs et les anciens travailleurs, seules les versions du DUER en vigueur durant leur période d'activité dans l'entreprise sont à leur disposition, la communication des versions antérieures pouvant toutefois être limitée aux seuls éléments afférents à l'activité du demandeur (C. trav. art. R 4121-4) Pas d’obligation de conservation Conservation des versions successives pendant 40 ans (C. trav. art. L 4121-3-1, V-A et R 4121-4) et dépôt dématérialisé 

Le DUER soumis à de nouvelles règles 
La loi « prévention santé au travail » du 2 août 2021 renvoyait à un décret le soin de fixer les nouvelles règles concernant le document unique d'évaluation des risques. Celui-ci est enfin publié.

La loi du 2 août 2021 a fixé de nouvelles règles concernant le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER ou DUERP), et a, notamment, instauré une obligation de conservation à la charge de l’employeur. 
Le décret 2022-935 du 18 mars 2022, entrant en vigueur le 31 mars prochain, précise les règles d'élaboration, de mise à jour, de conservation et de mise à disposition de ce document. 
Remarque : le décret prévoit également des adaptations formelles, sans impact sur le fond. Ainsi, certains articles réglementaires sont modifiés pour tenir compte de la disparition des CHSCT, dont les attributions ont été transférées au CSE (C. trav. art. R 4121-2, 2° et R 4121-3 modifiés), des nouvelles appellations concernant les SST (désormais services de prévention et de santé au travail) ou l’inspection du travail (C. trav. art. R 4121-4 modifié). 
Par ailleurs, est repris à l’article R 4412-6 du Code du travail l’obligation de l’employeur, pour l’évaluation des risques, de prendre en compte, en cas d’exposition simultanée ou successive à plusieurs agents chimiques, les effets combinés de l’ensemble de ces agents, qui était jusqu’alors prévue à l’alinéa 2 de l’article R 4412-7 du Code du travail, qui est supprimé en conséquence. 
Concernant sa mise à jour, le décret précise que le DUER doit être mis à jour au moins chaque année dans les entreprises d’au moins 11 salariés (C. trav. art. R 4121-2, 1° modifié). 
Remarque : à noter que depuis la loi 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives, le dernier alinéa de l’article L 4121-3 du Code du travail prévoit que la mise à jour du DUER peut être moins fréquente dans les entreprises de moins de 11 salariés, sous réserve que soit garanti un niveau équivalent de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État. Ce décret n’est jamais paru. Le texte indique que la mise à jour du DUER doit être réalisée lorsqu'une information supplémentaire intéressant l'évaluation d'un risque est portée à la connaissance de l’employeur, la précédente rédaction disposant que la mise à jour s’effectuait lorsqu’une information « dans une unité de travail » était « recueillie » (C. trav. art. R 4121-2, 3° modifié). 
Aux termes de la loi du 2 août 2021, les résultats de l'évaluation des risques doivent déboucher sur un programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail (entreprises d’au moins 50 salariés) ou sur la définition d'actions de prévention des risques et de protection des salariés (entreprises de moins de 50 salariés). 
Le décret précise que la mise à jour de ce programme annuel de prévention ou de la liste des actions de prévention est effectuée à chaque mise à jour du DUER, si nécessaire (C. trav. art. R. 4121-2 modifié).

 Concernant sa conservation et sa mise à disposition La loi du 2 août 2021 a instauré une obligation de conservation du DUER, afin notamment d'assurer la traçabilité collective des expositions aux risques. Celui-ci, dans ses versions successives, doit ainsi être conservé par l'employeur et tenu à la disposition des travailleurs, des anciens travailleurs ainsi que de toute personne ou instance pouvant justifier d'un intérêt à y avoir accès. La loi prévoit une durée de conservation ne pouvant pas être inférieure à 40 ans (C. trav. art. L 4121-3-1, V-A). 
Le décret retient le plafond prévu par la loi : le DUER et ses versions antérieures doivent être tenus, pendant une durée de 40 ans à compter de leur élaboration, à disposition des intéressés. Il précise, concernant les travailleurs et les anciens travailleurs, que seules les versions du DUER en vigueur durant leur période d'activité dans l'entreprise sont à leur disposition, et que la communication des versions antérieures à celle en vigueur à la date de la demande peut être limitée aux seuls éléments afférents à l'activité du demandeur. Les travailleurs et anciens travailleurs peuvent communiquer les éléments mis à leur disposition aux professionnels de santé en charge de leur suivi médical (C. trav. art. R 4121-4 modifié). La loi du 2 août 2021 prévoit que le DUER et ses mises à jour doivent faire l’objet d’un dépôt dématérialisé à compter du 1er juillet 2023, pour les entreprises d’au moins 150 salariés, et à compter de dates fixées par décret (à paraître), en fonction des effectifs des entreprises, et au plus tard à compter du 1er juillet 2024, pour les autres entreprises (C. trav. art. L 4121-3-1, V, B). Le décret du 18 mars 2022 prévoit que, jusqu'à l'entrée en vigueur de cette obligation, l'employeur doit conserver les versions successives du document unique au sein de l'entreprise sous la forme d'un document papier ou dématérialisé (C. trav. art. R 4121-4 modifié). Ces dispositions s'appliquent uniquement aux versions du DUER en vigueur au 31 mars 2022 ou postérieures à cette date (Décret art. 2, II). 
Le tableau ci-après récapitule les règles applicables au DUER, avant et après l’intervention de la loi du 2 août 2021 et du décret du 18 mars 2022. Avant Après Définition réglementaire du contenu du DUER (C. trav. art. R 4121-1) Idem mais en outre définition légale (C. trav. art. L 4121-3-1, I et II) Pas de précision sur les acteurs participant à l’élaboration du DUER Doivent participer à l'évaluation du DUER : dans le cadre du dialogue social, le CSE et la commission santé, sécurité et conditions de travail, s'ils existent ; le ou les salariés compétents en matière de santé et de sécurité, s'ils ont été désignés ; le service de prévention et de santé au travail auquel l'employeur adhère (C. trav. art. L 4121-3) Pas de précision sur la consultation des IRP CSE consulté sur le DUER et ses mises à jour (C. trav. art. L 4121-3, 1°) DUER tenu à la disposition du SPST (C. trav. art. R 4121-4, 3°) Idem + Transmission au SPST à chaque mise à jour (C. trav. art. L 4121-3-1, VI) DUER également tenu à la disposition des travailleurs, du CSE, , de l’inspection du travail, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale, des agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail et des inspecteurs de la radioprotection Concernant les travailleurs et les anciens travailleurs, seules les versions du DUER en vigueur durant leur période d'activité dans l'entreprise sont à leur disposition, la communication des versions antérieures pouvant toutefois être limitée aux seuls éléments afférents à l'activité du demandeur (C. trav. art. R 4121-4) Pas d’obligation de conservation Conservation des versions successives pendant 40 ans (C. trav. art. L 4121-3-1, V-A et R 4121-4) et dépôt dématérialisé 

Pour le BOSS, le coût d'un test Covid-19 ne constitue pas un frais professionnel… à une exception près

Si le ministère du Travail avait déjà eu l’occasion d’indiquer que par principe, le coût d’un test Covid-19 ne peut pas être considéré comme un frais professionnel lorsqu’il est pris en charge par l’employeur, le bulletin officiel de la Sécurité sociale (BOSS) s’est penché dernièrement sur la question à l’occasion d’une mise à jour du 24 décembre 2021. 

Par exception, le BOSS précise ainsi que la prise en charge par l'employeur d'un test Covid-19 peut être considérée comme le remboursement d'un frais professionnel, seulement : 
- Lorsque le salarié est soumis de manière de ponctuelle à une obligation de présentation d’un test virologique négatif ; 
- Dans le cadre d’une mission spécifique à la demande de son employeur (par exemple pour un déplacement professionnel à l’étranger pour lequel un test négatif est requis) ; 
- Et qu’il n’existe aucune alternative à la réalisation de ce test. 

L’employeur est alors tenu de le rembourser, et ce remboursement ne donne pas lieu à cotisations et contributions sociales. 
Dans tous les autres cas, la prise en charge par l’employeur des frais de test constitue un avantage en nature, à intégrer dans l’assiette de cotisations et contributions sociales. 

Deux exemples sont donnés par le BOSS pour bien comprendre la distinction entre les deux situations :
- Si un salarié doit se rendre dans un pays tiers qui exige un test et que la vaccination ne constitue pas un moyen de se soustraire à cette obligation, le coût du test constitue un frais professionnel ; 
- Si un salarié doit effectuer un déplacement professionnel sur le territoire national, ce qui nécessite la présentation d’un passe sanitaire, les frais liés à un éventuel test virologique négatif ne constituent pas des frais professionnels. 
Si l’employeur décide de les prendre en charge, le montant remboursé constitue un avantage en nature. 

Les frais professionnels ne sont finalement identifiables que dans les situations où le statut vaccinal complet ne suffit pas et qu’il s'avère nécessaire, pour le salarié, de présenter en plus un test négatif. 

INFORMATION CORONAVIRUS 

Pour faire face aux deux vagues simultanées des variants Delta et Omicron, le Premier ministre Jean Castex a annoncé une adaptation des mesures sanitaires en vigueur. 

Vaccination 
Le délai de la dose de rappel est ramené à trois mois après la dernière injection ou la dernière infection au Covid-19. 
Le rappel vaccinal est ouvert à toutes les personnes de 18 ans et plus depuis le 24 décembre 2021. 
La vaccination est ouverte à tous les enfants de 5-11 ans depuis le 22 décembre 2021.

« Pass sanitaire » 
Un projet de loi sera soumis au Parlement pour transformer le « pass sanitaire » en « pass vaccinal » à compter du 15 janvier. 
Il vise aussi à durcir les conditions de contrôle et de sanction contre les faux « pass ». 

Milieu professionnel 
Dès le 3 janvier, le recours au télétravail sera rendu obligatoire pour tous les salariés pour lesquels il est possible, à raison de trois jours minimum par semaine et quatre jours quand cela est possible. 
Report de toutes les cérémonies de vœux en janvier. 

Rassemblements & loisirs 
À partit du 3 janvier et pour trois semaines :
- Les jauges seront rétablies pour les grands événements : 2000 personnes en intérieur, 5000 personnes en extérieur. 
- Les concerts debout seront interdits. 
- Dans les cafés et les bars, la consommation debout sera interdite. 
Jusqu’au 24 janvier inclus, les discothèques ont interdiction d’accueillir du public. 
Cette interdiction s’applique jusqu’à la même date aux activités de danse dans les établissements recevant du public, tels les restaurants ou les bars. 

Gestes barrières 
Le port du masque, déjà obligatoire en intérieur dans tous les établissements recevant du public, sera étendu à certains centres-villes. 
L’aération fréquente des lieux clos est plus que jamais nécessaire. Il est recommandé d’aérer chaque pièce 10 minutes toutes les heures. 
Les gestes barrières devront être scrupuleusement respectés pendant les fêtes de fin d’année : éviter les embrassades, porter le masque, aérer régulièrement les lieux clos, etc. Il est, par ailleurs, recommandé d’éviter les grands rassemblements : moins on est nombreux, moins on prend de risques. 

Déplacements 
Toute personne de 12 ans et plus entrant sur le territoire français doit présenter un test PCR ou antigénique négatif de moins de 24h ou 48h en fonction du pays de provenance. 
Seule exception, les personnes présentant un schéma vaccinal complet n’ont pas à présenter de test, lorsqu’elles arrivent d’un État membre de l’Union européenne, d’Andorre, d’Islande, du Liechtenstein, de Monaco, de la Norvège, de Saint-Marin, du Saint-Siège ou de la Suisse. 
Par ailleurs, pour faire face à la propagation du variant Omicron, la classification des pays, définie sur la base des indicateurs sanitaires a évolué, avec l’ajout d’une classification pays « rouges écarlates ». 

Outre-mer 
Un couvre-feu de 21 heures à 5 heures entrera en vigueur sur l’île de la Réunion à partir du samedi 1er janvier et jusqu’au dimanche 23 janvier.

Davantage de télétravail, pas de pots en entreprise : le protocole sanitaire est mis à jour 

Le ministère du travail a mis en ligne le protocole sanitaire en entreprise mis à jour applicable depuis le 8 décembre. 
Rappelons qu'il continue de préconiser une mise en place du télétravail dans le cadre d'un dialogue social de proximité mais, "dans le contexte de reprise épidémique, la cible doit être de deux à trois jours de télétravail par semaine, sous réserve des contraintes liées à l’organisation du travail et à la situation des salariés". Par ailleurs, il interdit l'organisation de "moments de convivialité réunissant les salariés en présentiel dans le cadre professionnel". 

Entreprises de moins de 10 salariés : il reste deux semaines pour s’inscrire en ligne au compte AT/MP

Dans un communiqué du 19 octobre 2021, l’Assurance maladie a rappelé qu’il ne restait plus que quelques semaines aux entreprises de moins de 10 salariés, pour s’inscrire au compte AT/MP sur net-entreprises.fr.

Notification dématérialisée et sécurisée du taux AT/MP

Dès le 1er décembre 2021, toutes les entreprises, quel que soit leur effectif, y compris celles de moins de 10 salariés, devront s’être inscrites au compte AT/MP sur net-entreprises.fr.

Ce téléservice est déjà utilisé par de nombreuses entreprises en DSN. Il devient obligatoire pour toutes les entreprises, dont celles de moins de 10 salariés.

À partir du 1er janvier, le compte AT/MP leur permettra de recevoir automatiquement, de façon dématérialisée et sécurisée, une notification de leur taux d’accidents du travail et de maladies professionnelles (AT/MP). Cette dernière a d’ailleurs la même valeur juridique que le courrier papier que les entreprises reçoivent en début d’année concernant leur taux AT/MP.

Obligation de s’inscrire avant le 1er décembre 2021

Les entreprises ont jusqu’au 30 novembre 2021 inclus pour créer un compte AT/MP :

  • Celles qui disposent déjà d’un compte Net-entreprises auront simplement à ajouter le compte AT/MP à partir du « Menu personnalisé » ;
  • Les autres doivent suivre le processus d’inscription à partir de la page d’accueil de net-entreprises.fr, puis sélectionner le compte AT/MP parmi les téléservices proposés.

Au-delà de cette notification dématérialisée, le compte AT/MP propose également « un bouquet de services complet aux entreprises », en leur donnant notamment accès à :

  • La consultation des taux de cotisation notifiés au cours des trois dernières années ;
  • Un bilan individuel des risques professionnels permettant à l’entreprise de se comparer avec les autres entreprises de mêmes taille et secteur ;
  • Un service de demande en ligne des subventions prévention TPE proposée aux entreprises de moins de 50 salariés ;
  • L’attestation des indicateurs des risques professionnels, nécessaire dans le cadre d’une réponse à un marché public.

Possibilité d'accès au compte AT/MP pour les tiers déclarants

Depuis juillet 2020, les tiers déclarants peuvent accéder aux comptes AT/MP de leurs clients sur net-entreprises.fr, et « peuvent ainsi visualiser les informations nécessaires à la gestion de leur portefeuille client à travers un point d’entrée unique ».

Cela dit, s’ils ont accès aux derniers taux de cotisation AT/MP applicables à chaque entreprise, ainsi qu’aux autre services du compte, les tiers déclarants ne peuvent pas juridiquement consulter les notifications de taux dématérialisées. L’entreprise cliente doit obligatoirement ajouter elle-même le compte AT/MP à son compte Net-entreprises.

Du nouveau sur les bulletins de paie de décembre 2021 : l'indemnité inflation

Dans le contexte actuel de la hausse des prix de l'essence, le site du Gouvernement annonce le 21 octobre 2021, qu'une indemnité inflation de 100 € serait versée aux salariés en décembre 2021

38 millions de bénéficiaires ¶

Une réaction du Gouvernement était attendue face à l’augmentation récurrente actuelle des prix de l’essence.

Entre une baisse des taxes et une aide ponctuelle, le Gouvernement a fait le choix de faire bénéficier les salariés d’une « indemnité inflation ».

Bénéficiaires visés ¶

Seraient bénéficiaires :

  • Les 38 millions de Français (nombre annoncé par la publication du site du Gouvernement) ;
  • Qui perçoivent actuellement une rémunération nette mensuelle inférieure à 2.000 € (valeur prise en compte « par personne »).

​Sans distinction ¶

Précision importante, seraient visés les salariés précités :

  • Sans distinction entre les automobilistes et les usagers d'un autre moyen de transport.

Une indemnité de 100 € ¶

  • Le montant de l’indemnité serait fixé à 100 € (et ne devrait être versée qu’une seule fois).

​Les démarches ¶

​Bénéficiaires ¶

  • Les bénéficiaires n'auront pas de démarche à faire.

​Les organismes qui verseront l’aide ¶

La publication du Gouvernement confirme que l’aide, sous la forme d’une indemnité forfaitaire serait versée :

  • Par leur employeur pour les salariés ;
  • Par l’Urssaf pour les indépendants ;
  • Par leur caisse de retraite pour les retraités ;
  • Par Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi.

​Le calendrier ¶

Concernant le calendrier de mise en œuvre, les dates suivantes sont confirmées :

Salariés : A partir du mois de décembre 2021

Employés de la fonction publique : A partir du mois de janvier 2022

Autres catégories : Les modalités de versement seront définies dans les jours à venir

​Les précisions attendues ¶

Bien entendu, nous n’en sommes actuellement qu’au stade « des annonces Gouvernementales », et de nombreuses précisions sont attendues, nous les avons recensées dans le tableau suivant :

Thématiques          Précisions à venir

Compensation :         Selon nos sources, l’indemnité versée par les employeurs sera compensée par l’État, mais il reste à définir sous quelle                                  forme (et également dans quel délai) :

  • Un remboursement directement de l’État aux employeurs, via un appel de fonds ;
  • Une déduction des charges patronales imputables aux cotisations URSSAF par exemple ;
  • Sous une autre forme.

2.000 € net par mois : Bien entendu, le seuil d’éligibilité actuellement annoncé à 2.000 € nets mensuels amène à quelques interrogations :

  • Est-ce une rémunération nette habituelle, déterminée sur la base de « x » mois de rémunérations antérieures ;
  • Le terme « rémunération nette » doit-il s’entendre :
  1. Rémunération nette après cotisations salariales ;
  2. Rémunération nette imposable ;
  3. Rémunération nette après PAS.
  • La rémunération nette sera-t-elle déterminée hors éléments variables (types primes, gratifications, commissions, etc.) ;
  • Quel sort sera réservé aux PEM (Salariés ayant plusieurs employeurs) ;
  • Cette rémunération nette sera-t-elle proratisée en cas de contrat à temps partiel ?
  • Les indemnités de précarité (ou fin de mission) seront-elles prises en considération pour évaluer la rémunération nette ?
  • Les indemnités de rupture seront-elle prises en compte ou exclues ;
  • Les allocations d’activité partielle (ou APLD) seront-elles prises en compte ?
  • Un lien existera-t-il entre cette indemnité inflation et la prime PEPA ?
  • Etc.

Rédaction bulletin de paie :

  • Cette indemnité inflation sera-elle présente sur le bulletin de paie (à notre sens, il serait étonnant qu’elle ne le soit pas) ?
  • Sous quelle forme ?
  • Avec quelle codification vis-à-vis de la DSN ?

Publication site Gouvernement du 21 octobre 2021 : Cette aide sera versée aux 38 millions de Français qui gagnent moins de 2 000 euros nets par mois, sans distinction entre les automobilistes et les usagers d'un autre moyen de transport.

Publication du 22 octobre 2021

Utilisation des titres-restaurants : mesures dérogatoires prolongées jusqu'au 28 février 2022

 

Pour soutenir la reprise d'activité des restaurants, des hôtels (HCR) et des débits de boissons assimilés à ceux-ci suite aux mesures restrictives prises pendant la crise sanitaire, les pouvoirs publics ont instauré des règles dérogatoires d'utilisation des titres-restaurant (D. n° 2020-706, 10 juin 2020 : JO, 11 juin D. n° 2021-104, 2 févr. 2021, art. 3 : JO, 3 févr.).

Remarque : pour rappel, les personnes ou organismes qui exercent une activité assimilée (charcutiers-traiteurs, magasins d'alimentation...) ne sont pas concernés par ces dérogations.


 

Ainsi, les titres-restaurants pouvaient être utilisés, à compter du 12 juin 2020 et au plus tard jusqu'au 31 août 2021, les dimanches et jours fériés. En outre, le plafond journalier d'utilisation était porté de 19 € à 38 €. Cette mesure dérogatoire s'appliquait, elle aussi, à compter du 12 juin 2020 et au plus tard jusqu'au 31 août 2021. 

Le 24 août dernier, le ministère de l'économie avait annoncé que le plafond d'utilisation des titres-restaurant resterait à 38 € par jour dans les restaurants jusqu'au 28 février 2022.

Un décret devait officialiser cette prolongation. C'est chose faite.

Un décret du 20 octrobre 2021 prolonge ce plafond dérogatoire de paiment journalier jusqu'au 28 février 2022. Cette prolongation est également étendue à la possibilité de payer en titres-restaurants les dimanches et jours fériés.

 

D. n° 2021-1368. 20 oct. 2021 : JO. 22 oct


 

 Vaccination et Pass sanitaire

 

 

Le Ministère du travail a mis à jour le 9 août dernier le Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise.

 

Concernant la vaccination, le protocole reprend les dispositions de la loi relative à la gestion de la crise sanitaire du 5 août 2021. Il est notamment prévu que :

 

  • les absences pour se rendre aux rendez-vous liés aux vaccinations n’entraînent aucune diminution de la rémunération et sont assimilées à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits légaux ou conventionnels acquis par les intéressés au titre de leur ancienneté ;
  • Aucune durée maximale n'est fixée car elle dépend du temps nécessaire au salarié pour se rendre sur le lieu de vaccination où il a pu obtenir un rendez-vous. La durée d'absence devra toutefois être raisonnable au regard du temps de déplacement nécessaire, soit depuis le domicile du salarié, soit depuis son lieu de travail.
  • Le salarié est invité à se rapprocher de son employeur afin de déterminer la meilleure manière d'organiser cette absence.
  • L'employeur peut demander au salarié pour justifier de son absence, la confirmation du rendez-vous de vaccination en amont ou a posteriori le justificatif de la réalisation de l'injection.

 

La nouveauté majeure c’est l’intégration des dispositions de la loi du 5 août 2021 sur le pass sanitaire obligatoire pour les salariés travaillant dans certains établissements recevant du public à compter du 30 août. Il est notamment prévu que :

  • « Les employeurs sont chargés de contrôler le respect de l’obligation de dépistage par les personnes placées sous leur responsabilité, sur la base d’un justificatif présenté par le salarié. » « Les employeurs peuvent conserver de manière sécurisée, les résultats des vérifications de satisfaction à l’obligation vaccinale contre la covid-19, jusqu’à la fin de cette obligation. » ;
  • « Lorsqu’un travailleur soumis à l’obligation de présenter un pass sanitaire ne présente pas les justificatifs à son employeur, il peut, avec l’accord de son employeur, prendre des jours de congés ou de RTT. Autrement, l’employeur lui notifie par tout moyen, la suspension de son contrat de travail. Un entretien a lieu à l’issue du 3ème jour suivant la suspension afin d’examiner avec la personne concernée, les moyens de régulariser sa situation, par exemple en lui proposant d’être affecté sur un autre poste ou de travailler à distance lorsque c’est possible. »

 

« Dans le cadre du dialogue social, dès lors que la mise en œuvre du pass sanitaire affecte l’organisation de l’entreprise, les représentants du personnel du comité social et économique (CSE) doivent être informés et consultés. En termes de procédure, dès la mise en œuvre des mesures, l’employeur doit informer le CSE sans délai et par tout moyen des mesures mises en place. Cette information déclenche le délai d’un mois de consultation du CSE. »

 

Le Ministère a aussi publié un document - sous la forme de questions/réponses - sur la mise en œuvre de ces dispositions. Ainsi, des précisions sont apportées sur les conditions d’application dans les entreprises, comme par exemple :

  • Faut-il prévoir l’intégration de dispositions particulières dans le règlement intérieur ?
  • Un employeur peut-il demander la preuve à un salarié de sa vaccination ou de son pass sanitaire ?
  • Lors d’un recrutement à quel moment l’employeur peut-il demander au salarié la preuve de sa vaccination ou de son pass sanitaire ?
  • Que peut faire un employeur lorsqu’un salarié refuse de se faire vacciner ou de présenter un pass sanitaire ?
  • Quel formalisme doit respecter la convocation à l’entretien prévue en cas de suspension de plus de trois jours pour non-respect de l’obligation de présentation du pass sanitaire ?
  • Quelles sont les conséquences de la suspension du contrat de travail pour le salarié refusant de se faire vacciner ou de présenter son pass sanitaire ?

 Le protocole rappelle que « le télétravail peut être considéré comme une des mesures les plus efficaces pour prévenir le risque d’infection » et qu’ «à ce titre, les employeurs fixent dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les activités qui le permettent. ».


 

LFR 2021 : la reconduction de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat définitivement adoptée

La loi de finances rectificative pour 2021, définitivement adoptée le 12 juillet par le Parlement, reconduit une nouvelle fois la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (aussi dénommée Prime Macron ou PEPA), pour récompenser notamment les salariés les plus fortement mobilisés durant la crise sanitaire (travailleurs dits de "deuxième ligne").